Septembre 1943
Maria a quinze ans. Orpheline sans ressource, elle est recueillie par un ami de jeunesse de sa mère, médecin de Bretagne : Olivier de Lordremons. Mais à son arrivée au manoir, Ael, le fils de son hôte, un garçon de seize ans, se montre froid et la fuit. Pourquoi ? Pour que Maria réalise ce que sont les Lordremons, Deniel, un adolescent du village dont elle s'est rapprochée, l'emmène chez sa cousine Lusia, qui ressemble à une fée... Lusia laisse entendre que les gens différents, comme elle-même, comme Ael... et comme Maria, sont en général rejetés, et qu'on les craint.
Devant l'insistance d'Olivier, qui ne veut plus que son fils ignore ce qu'il est, Ael se rend chez Lusia, mais rejette ses dons et s'enfuit. Maria le retrouve, et l'adolescent lui avoue ne pas savoir quoi faire de ce qu'il est. Les deux adolescents échangent leur premier baiser, sous une pluie battante. Empli d'une énergie nouvelle, Ael accepte dès lors l'aide de Lusia, pour mieux connaître et développer ses pouvoirs d'enfant des Anciens Dieux, investis de dons féeriques... Après toutes ces révélations pour le moins surprenantes, Maria se demande maintenant quels sont ses pouvoirs à elle ?
J'étais très impatiente de découvrir cette histoire ! J'avais vu pas mal d'avis élogieux et sa belle couverture m'avait tout de suite attirée. Je l'ai lu en une journée. Malheureusement, ce fut une grande déception. Je m'explique...
Ce qui m'a tout de suite dérangée, c'est le style de l'auteur. J'avais l'impression de lire l'histoire en diagonale. Le rythme est haché, les événements s'enchaînent trop rapidement et étant friande de détails, j'ai trouvé que le récit n'était pas assez étoffé. Les personnages sont vraiment intéressants, recherchés, mais à nouveau, trop survolés. J'ai eu de la peine à m'y attacher, en particulier à Deniel, qui ne fait que des apparitions éclair. Pourtant, je n'ai pas lâché, j'étais quand même curieuse de connaître la suite. Quand arrive le moment où on apprend enfin ce que sont Maria et Ael, je suis une fois de plus déçue. Le chapitre fait 6 pages et je ne comprends pas le rapport avec les fées... Ensuite, tout s'enchaîne avec une rapidité déconcertante. Les méchants sont démasqués en quelques lignes et dans les moments critiques, Maria ne pense qu'à la beauté d'Ael. Une scène importante m'a beaucoup déstabilisée par son annonce brutale et dénuée de sentiments... Ma chronique est peut-être un peu dure, certes, mais j'ai trouvé dommage d'avoir autant bâclé une histoire avec un si gros potentiel. Je ne peux que vous encourager à le lire afin de vous faire votre propre avis.
Ma note : 2/5